Frise chronologique
milieu du XVIIe siècle
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification commanditée par Thomas Morel.
30 juillet 1973
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
30 juillet 1973 (≈ 1973)
Protection des façades, toitures, escalier et salon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures au fond de la cour ; escalier intérieur avec ses deux loggias ; grand salon avec son décor (cad. AI 168) : inscription par arrêté du 30 juillet 1973
Personnages clés
| Thomas Morel - Écuyer et procureur du roi |
Commanditaire de l’hôtel au XVIIe siècle. |
Origine et histoire
L'hôtel Morel de la Carbonnière est un édifice emblématique situé au 17 rue de la Maîtrise, dans le secteur sauvegardé de Bayeux, dans le Calvados. Construit au milieu du XVIIe siècle, il incarne l’architecture civile de cette période, avec ses façades en pierre et ses deux ailes distinctes : l’une dédiée au logis, l’autre aux dépendances. L’édifice est représentatif des hôtels particuliers urbains de la bourgeoisie normande, alliant fonctionnalité et élégance.
Le monument a été commandité par Thomas Morel, écuyer et procureur du roi de l’élection de Bayeux, ce qui souligne son importance sociale et administrative dans la région. Les éléments remarquables de l’hôtel, tels que les façades, les toitures, l’escalier intérieur avec ses deux loggias, ainsi que le grand salon et son décor, ont été inscrits aux monuments historiques le 30 juillet 1973. Cette protection met en valeur la richesse patrimoniale de l’édifice.
L’hôtel Morel de la Carbonnière s’inscrit dans un contexte historique marqué par le développement des villes normandes au XVIIe siècle, période où Bayeux, déjà connue pour sa cathédrale et son rôle judiciaire, voit l’émergence d’une architecture résidentielle raffinée. Ce type de construction reflète l’ascension sociale des élites locales, souvent liées à l’administration royale ou aux activités juridiques, comme en témoigne le commanditaire lui-même.